Lucia Griggi

Lucia Griggi est photographe et l’une des rares femmes dans le milieu très masculin des photographes de surf. Même si ses sujets ne se cantonnent pas uniquement à la photographie de surf, celle-ci fait partie intégrante de son travail.


Elle nous raconte ses débuts:


En 2000 j’ai commencé à shooter des surfers au Royaume-Uni avec un Nikon D100. Pendant l’été de 2004, je suis partie en van à travers l’Europe pour aller photographier la compétition de Mundaka et ensuite les compétitions françaises. Ma première photo éditée a été pour le Carve Magazine ; et mon travail a pris de l’ampleur à partir de là… Cela a mis un moment, pour ne pas dire plus.


La route a été longue et pleines d’embûches, mais je n’ai jamais renoncé mon rêve de vivre de ma passion et ainsi subvenir à mes besoins en faisant ce que j’aime. La photographie s’est invitée quand j’ai commencé à voyager pour surfer car j’ai ressenti le besoin d’avoir un but. J’ai toujours aimé relater ce que je voyais et ce que je ressentais. J’ai vite commencé à être publiée, utilisant le Nikon que mon père m’avait donné. Rapidement, mon passe temps est devenu mon travail.



La photographie s’est invitée quand j’ai commencé à voyager pour surfer car j’ai ressenti le besoin d’avoir un but.

Pourquoi la photographie de surf en plus de tes autres sujets ?


Mel Gibson l’a résumé dans Braveheart : “LIBERTÉ !” Une fois que tu commences à découvrir la vie au grès du chemin, ça devient une dépendance. Nous vivons dans un monde immense, passionnant, fascinant, troublant et merveilleux à la fois. Dès que tu en vois un peu, tu veux tout voir, et je sais que je ne verrai jamais tout : le changement est une constante. Je ne sais pas si je pourrais travailler dans un bureau et faire la même chose, jour après jour. Je pense que je deviendrais folle. L’océan est mon bureau et mon carnet de route varie au jour le jour, saison après saison. Je vis aussi simplement que je peux, mais je voyage avec un équipement très sophistiqué qui me permet de retranscrire ce que je vois et de partager mes expériences avec les autres. Ma vie n’est pas facile. Elle change au jour le jour et je dois penser à mes arrières, mais j’aime ça.



Pour moi, la photographie de surf a induit un style de vie, nourri de ma passion pour le surf et les vagues. J’étais tellement déterminée pour surfer, voyager et prendre des photos, que j’ai adoré chaque minute où j’ai essayé de le faire. Je dirais que cela m’a pris deux ans pour comprendre comment surfer et tenir en équilibre correctement sur une vague mais savoir vraiment surfer, je continue à apprendre sur chaque vague que je prends. J’aime surfer quotidiennement, le matin ou le soir en Californie lorsque le soleil se lève ou se couche ; ce sont les moments que je préfère. J’étais dans l’eau, l’autre jour, et j’ai eu le privilège de surfer avec trois autres filles – une très bonne amie, Cory, et deux autres que nous venions de rencontrer et qui se sont révélées être très inspirantes. J’aime voir les filles surfer et s’amuser ensemble.



Être sur la route, bouger d’un endroit à l’autre, d’un endroit au prochain est ce qui me fait triper. Me connaissant, demain je serai dans un autre endroit, dans un autre pays, prenant un itinéraire différent, rencontrant de nouvelles, intéressantes et différentes personnes, afin de garder mon esprit ouvert et de voir comment le monde fonctionne. Je voyage beaucoup et je sens que chaque expérience est la plupart du temps mémorable ! Cette année j’ai voyagé à Hawaï, en Californie, du Sri Lanka vers les Maldives, en France, en Espagne, au Portugal, aux Caraïbes, à Porto Rico, à New York, dans le New Jersey, en Caroline du Nord et de nouveau à Hawaï. Maintenant je suis en Thaïlande, rejoignant le Vietnam par le Cambodge, et j’irai probablement en Indonésie puis en l’Australie. C’est épuisant mais c’est amusant !

J’aime beaucoup les Maldives, perdues au milieu de l’océan. C’est un endroit spécial, à côté de sa sœur insulaire, le Sri Lanka. Les gens là-bas mènent une vie connectée à l’océan et c’est tellement satisfaisant d’en faire partie. J’aime le rythme et la nature de ces deux endroits. J’aimerais y être à cet instant-là. J’aime l’Afrique aussi. La nature est la patronne là-bas, et je ressens ce besoin de rester toujours connectée à des endroits tellement inspirants, plus particulièrement pour réaliser des portraits. J’aime les gens et leur façon de vivre. Je peux sonder leur âme à travers leurs yeux et voir rapidement qui ils sont. Ce qui m’intéresse, c’est de voir ce qu’ils sont capables de faire et d’être. J’ai fait des photos pour quelques livres de Ben Marcus qui dit que mon don est « l’art de la flatterie. » J’ai photographié de belles personnes, ou des personnes âgées, ou encore des personnes qui n’aiment pas spécialement qu’on les prenne en photo. J’aime voir la surprise sur leurs visages quand ils aiment le portrait que j’ai pris. C’est très gratifiant. J’adore ça !




Lucia, a real Renaissance Woman who also plays the piano and dances, has plenty of projects and goals:


I would love to capture more of nature, spend more time in one place and capture the pure essence shooting the wildlife in that area. Photograph a kill in the wild, more about the habitation of the wild. Camp out in the jungle and see the natural and simple way of life for these creatures. As a hobby I play music on the piano. I love to dance a lot! I also film and will be staying up in the Hebrides later on this year to produce and direct a personal project.

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